1er hebdomadaire du net indépendant
EDITORIAL
Les mille et une phrases d’arabes
Nadine Morano, le 14/12/09 à un débat sur l’identité nationale
Brice Hortefeux, Campus UMP , 05/09/09
Maire UMP à France 2
Manuel Valls (PS), dans Direct 8: "politiquement parlant",
Jacques Chirac, canal +
Voilà ces mille et une bêtises.
Voilà pourquoi Acturevue décide de refuser le débat sur l’identité nationale.
Parce que ces gens qui se réunissent, qu’ils soient politiques ou non, ce sont les mêmes qui vont stigmatiser les musulmans, les arabes, les noirs….
Ce sont « ces bons français » qui vont parler des autres comme des étrangers.
Ce sont eux qui vont refuser d’admettre qu’ils sont français…simplement français.
Et, enfin, ce sont ces mêmes personnes qui vont oser dire qu’ils ne font rien pour s’intégrer, pour être français.
Tant que l’hypocrisie du débat existera.
Tant que ces « bourdes », comme certains aiment les appeler, quand nous pensons que ce sont des fautes politiques, resteront impunies.
Tant que certains continueront à vouloir ignorer une partie de la population. Alors il ne se passera rien. Il y aura toujours le racisme d’un côté. Le malaise de l’autre. En somme, toujours rien.
Nous avons la conviction que le climat actuel est un climat de peur et d’intolérance qui a pour finalité de préparer les élections régionales. Nous sommes acharnés à ne pas nous rendre complices de cela.
À le dénoncer, le critiquer, le refuser.
D.Perrotin
éditorial
EDITORIAL
Pourquoi Acturevue refuse le débat du gouvernement sur l'identité nationale?
Petite précision qui s’impose, après que nous ayons signé l’appel de Mediapart et refusé le débat du gouvernement.
En effet, nous refusons de nous prêter à une quelconque complicité avec le gouvernement pour débattre de cette question malsaine et stigmatisante.
Nous pensons que la question est truquée, tronquée, et cela dans un seul but : Assimiler implicitement, mais efficacement, l’immigration et les musulmans avec l’identité nationale et sa crise supposée.
Le débat n’est pas un débat…
Nous ne pouvons qu’être effarés de constater que le site d’Eric Besson (www.debatidentité nationale.fr), est en réalité le refuge de centaines de messages racistes et discriminatoires.
Nous pourrions penser que Besson dit vrai quand il déclare que cela est dû « à un manque de modérateurs », mais pourquoi ces mêmes modérateurs parviennent à censurer les messages « anti-sarkozystes » (nous avons fait l’essai) à la minute où ils sont publiés. Et pourquoi ne le peuvent-ils pas lorsque cela concerne les envois de messages extrémistes ?
Depuis que ce débat a été lancé, la question de l’identité nationale a été le prétexte à tous les débordements.
Cette question lancée, gérée et contrôlée par le gouvernement, a permis de laisser libre cours aux pulsions nationalistes et racistes de certains.
Le maire UMP de la Meuse, André Valentin en est le parfait et consternant exemple, lorsqu’il estime le débat « indispensable ». Et qu’il ajoute : « on va se faire bouffer (…), ils sont déjà dix millions (…) que l’on paye à rien foutre ».
Pas de la faute de Besson ?
Ce débordement pourrait apparaître comme dérisoire et sans conséquence, mais la vérité, c’est que l’attitude et les propos de certains encouragent et favorisent ce genre de rhétorique xénophobe.
Ce débat, cette succession de petites phrases, instaure un climat propice à développer l’idée que se fait le gouvernement de l’identité nationale. Mais c'est un climat néfaste pour nos principes démocratiques.
Néfaste pour ceux qui se battent pour que d’autres comprennent enfin que les immigrés ne sont qu’un moyen pour l’Etat de cacher l’absence de solution à la crise, au chômage et à tout autre déséquilibre qu’ils sont impuissants à régler.
Ramener les élections régionales à la question de l’identité nationale, de l’immigration, et de la sécurité est aussi absurde qu’indécent.
Pourtant, l’UMP connaît les rouages électoraux, électoralistes, et parvient à mener une danse honteuse.
Refuser ce débat, c’est lutter contre cela.
C’est vouloir mener la danse de la raison et de l’intelligence face à celle de la bêtise et de l’intolérance.
D.Perrotin
L'équipe de rédaction
Directeur de publication
D.Perrotin
Rédacteurs en chef
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Rédacteurs
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EDITORIAL
La Suisse crucifie les espoirs de paix.
Une gifle qui « fait mal », confie l’ancien porte-parole de la mosquée de Genève Hafid Ouardiri. « On ne veut pas de nous », craint Bashkim Iseni, chercheur à l’Institut d’études politiques et internationales de l’Université de Lausanne.
Un vote pour l’exclusion, un vote pour la haine, en Europe les vieux démons se déchaînent.
L’ensemble de la classe politique fascisante européenne saute sur l’occasion et réclame des lois similaires voire plus dures.
Aux Pays-Bas, le député d’extrême droite estime qu’il s’agit d’un « résultat fabuleux ».
Les hommes sont-ils fous?
En 1945 n’avait-t-on pas juré de tout faire pour préserver la paix sur ce continent?
Marine Le Pen demande un débat plus large en France, sur l’immigration, le communautarisme, la prière dans les lieux publics… Mais quelle est la prochaine étape? Personne ne doit oublier que les étoiles jaunes ont à peine plus de cinquante ans.
Ces hommes jouent sur les peurs, attisent la haine.
« Nous faisons face à une forte attaque contre notre identité de la part d’une religion intolérante comme l’islam » déclare Roberto Castelli ministre italien.
Silvio Berlusconi estime que « l’Europe a le droit de retrouver sa propre identité que nous sommes en train de perdre ». Ce dernier a même proposé de rajouter un crucifix sur le drapeau national.
A l’aube du 21eme siècle, les hommes partent dans une guerre politique aux allures de croisade.
Les musulmans modérés seront les premières victimes; des vies pour s’intégrer réduites à néant, balafrées par la folie de quelques tyrans.
Le choc frontal entre les deux grandes religions monothéistes apparaît en filigrane. La tension monte. « Aimez-vous les uns les autres » disait le Christ.
Certains feraient mieux d’ouvrir une bible avant de déverser leur haine sur des innocents.
J-B.R
EDITORIAL
Qu’est ce que ne pas être français ?
Ce lundi 2 novembre débute le débat, voulu par Besson, sur l’identité nationale.
Le ministre de l’immigration veut savoir ce que cela « signifie d’être français », et a déjà livré un avant-goût de sa définition en déclarant que c’est « d’être fier d’être français ».
Je ne suis pas fier, je ne suis donc pas français ?
J’ai honte, et cette honte ne fait qu’éclipser de plus en plus mon honneur d’habiter dans ce pays : berceau des droits de l’Homme, Terre des lumières.
Ignorer les droits de l’Homme : telle est notre devise
Autrefois, la France était synonyme d’acquis sociaux, d’innovations, d’avancées sociales. On se félicitait de l’interdiction de la peine de mort, de la loi sur l’avortement, de la couverture maladie universelle.
Aujourd’hui, l’on doit avoir peur de l’immigration. Les jeunes de banlieue sont responsables de l’insécurité. Le service public doit imiter l’entreprise privée.
Une politique. Un leitmotiv : Sécurité, rentabilité, économie.
Etre français, ce n’est pas toujours être fier de l’être. Les allemands étaient fiers de l’être lorsque le führer gouvernait. Beaucoup d’espagnols aussi, lorsque Franco dirigeait. Je suis français et pourtant …
Il est une chose évidente : Si nous trahissons nos valeurs, bafouons nos principes et nos idéaux, comment vouloir être français ?
D.Perrotin
EDITORIAL
La chasse aux musulmans est ouverte
En effet, depuis que le NPA a déclaré présenter Ilham Mousaïd, une candidate voilée, aux élections régionales dans le Vaucluse, les critiques et condamnations politiques ne cessent de croître.
Melenchon parle « d’attitude immature et racoleuse » du NPA, Corinne Lepage l’a dénoncé vivement sur France-Info quand d’autres estiment que ce n'est qu' un coup médiatique.
Jusqu’où iront-ils ?
Hier c’était la burqua, avant-hier c’était le voile à l’école et aujourd’hui c’est une représentante politique voilée. Pourtant, il faut distinguer la loi sur le voile intégral et la polémique sur la militante du NPA qui a déclenché l’ire des politiques.
Concernant la loi sur la burqua, il semble absurde de légiférer par une mesure générale et absolue, en matière vestimentaire quand on sait le symbole qu’induit une telle décision. Condamner les femmes qui, par soumission à leur mari, décident ou acceptent de se cacher derrière un grillage est tout à fait normal et logique.
Mais ne pas vouloir comprendre qu’une loi ne serait en rien efficace pour le rétablissement de l’égalité homme femme chez certains, est dangereux.
Les femmes entièrement voilées soumises à la radicalité religieuse de leur mari, seraient obligées de rester chez elles pour ne pas payer d’amende.
Cette loi ne ferait que cacher plus encore le voile, le visage et la situation de ces femmes.
Sans parler de la victoire symbolique que représenterait cette interdiction pour les Salafistes ou autres radicaux en tout genre.
Au lieu de prévenir ces situations marginales, d’enseigner l’égalité (enseignement qui concerne toute la population et pas seulement les musulmans), et de proposer une véritable écoute.
Un acharnement dogmatique de plus.
La décision du NPA suscitant les critiques des différents hommes politique qui mettent en avant les principes de laïcité est l’occasion de parler sous un autre aspect de cette « dangereuse religion musulmane ».
Pourtant la laïcité se définit comme « Le principe de séparation de L’Etat. Etat n’exerçant aucun pouvoir religieux et les Eglises aucun pouvoir politique ».
En quoi une femme voilée qui se présente comme « internationaliste, anticapitaliste et féministe » remet-elle en cause ce principe républicain ?
A-t-on entendu pareille réaction contre les subventions de l’Etat aux écoles privées religieuses ?
Lorsque Christine Boutin a tendu sa bible dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale ?
Ou lorsque Dominique Paille, secrétaire adjoint de l’UMP déclare qu’ "on ne peut tout de même pas traiter les religions nouvelles qui arrivent sur le territoire comme les religions anciennes".
Il y aurait donc une laïcité à deux vitesses :
Celle qui permet au président d'envoyer une note à chaque préfecture obligeant la célébration de la disparition du Pape Jean-Paul II. Mais interdisant qu’une policière municipale porte un voile ou qu’une militante le porte également.
Aujourd’hui la laïcité a pris un nouveau sens.
Ce principe sert constamment à justifier certaines atteintes aux libertés. C’est devenu un dogme, prêché par des convaincus tels que Mélenchon, Raoult, Besson qui voient en ce principe le moyen d’éradiquer la religion de l’espace public. Pourtant, la laïcité ne saurait se détacher du principe de tolérance qui vise à accepter toutes les religions dès lors qu’elles n’ont pas d’influence sur le pouvoir.
Un Etat est bien plus noble s’il reconnaît l’existence des religions et qu’il parvient à les faire cohabiter.
Pourquoi vouloir entamer une nouvelle guerre non pas des religions mais contre les religions ?
Pourquoi, lorsqu’une femme voilée se présente aux élections régionales, nous avons peur? Peur que les principes républicains soient ébranlés. Accepter sa candidature, c’est faire preuve de tolérance et prouver que nos principes existent et se renforcent. C’est exprimer à travers cette jeune femme voilée et féministe, la vertu de la France, celle de pouvoir exercer librement sa religion tout en exprimant librement ses opinions.
Au lieu de cela, ils condamnent et alimentent le débat sur le musulman ou l’étranger.
Ils participent à la fabrication de ces produits médiatico-politiques qui visent à créer un bouc émissaire responsable des maux de notre société.
On ne veut plus de burqua et on tente de faire croire que c’est un phénomène en plein essor. On ne veut plus de drapeau étranger lors des mariages. On veut définir une identité française et condamner ceux qui ne la respecteraient pas.
On veut quoi au juste ? Imiter le passé ?
D.Perrotin
EDITORIAL
Gouvernement Victime ou Victimisation du gouvernement ?
L’affaire Jean Sarkozy et celles qui lui ont précédé ont mis en lumière l’arme de défense du gouvernement : se poser en victime, renverser la faute pour mieux faire oublier les faits d’origine.
En effet, alors que l’accession de Jean Sarkozy était un mélange de népotisme et de stratégie politique (permettre au clan Sarkozy de contrôler les projets immobiliers du Grand Paris pour la Défense), ses défenseurs en ont fait une victime des médias et de l’opinion publique.
Certains comme Isabelle Balkany (célèbre pour son exemplarité politique) a parlé « d’injustice », osant même dire que « tous les jeunes ont la possibilité, par le mérite, d’accéder à de telles fonctions ». D’autres, comme Yves Jego, ont parlé « de début de totalitarisme », à propos de l’acharnement médiatique.
Jean Sarkozy, victime d’injustice et incarnation de la méritocratie.
Le pire de l’indécence et de la stupidité a été l’intervention de Fadela Amara qui a déclaré : « Jean Sarkozy aurait dû saisir la HALDE pour discrimination au patronyme ». Pourquoi pas non plus un plan banlieue à Neuilly ?
Voilà ce que l’on devait finalement retenir du message gouvernemental. Tous ses défenseurs ont donc essayé de faire dévier le débat.
De quoi Jean Sarkozy est il victime ? Sinon de l’extravagance de sa candidature et de l’inexpérience de son parcours.
Faire croire aux français que cette élection relève du mérite est une honte. Cet homme, à 23 ans, a abandonné une classe préparatoire de Khâgne et a triplé sa deuxième année de droit.
Pensez-vous une seule seconde, qu’un étudiant de 23 ans dans son cas, mais sans le patronyme «présidentiel », pourrait briguer un tel poste en France aujourd’hui ?
Pas une seule personne ne pourrait employer le mot « mérite » pour qualifier un jeune avec un parcours scolaire inachevé et semé d’échecs comme celui de Jean Sarkozy.
Pourtant des gens comme Frédéric Lefebvre ou Isabelle Balkany le croient, ou le font croire.
Il ne faudrait pas oublier que cet homme est favorisé. Que personne d’autre n’aurait pu, à 21 ans, se faire élire conseiller général à Neuilly. Et encore moins administrateur de la première place d’affaire d’Europe.
Cette tendance à la victimisation des élites fautives est à généraliser
Souvenez vous de la blague raciste d’Hortefeux. Le gouvernement a fait croire à une cabale d’internet contre ce pauvre auvergnat et a prétendu que cela relevait de l’atteinte à la vie privée.
En faisant oublier dans le même temps que l’affaire ne provenait pas d’une vidéo volée du net, mais bien d’un journaliste officiel de Public-Sénat. Cela ne relevait pas non plus du domaine privé puisque il y avait des dizaines de journalistes réunis au campus de l’UMP.
Frédéric Mittérand est également un bel exemple du fautif devenu victime et des dénonciateurs devenus coupables.
Il ose défendre Polanski, s’immiscer dans la justice, et se voit récompensé et soutenu par tous, pour son courage et son humilité. Certains parlent de « chasse à l’homme », de « lynchage ». Et aussitôt Le monde, Mélenchon, Lefebvre… défendent cet homme en le hissant au rang des dignes victimes des médias et de l’opinion publique.
Pour couronner le tout, Frédéric Lefebvre s’en prend aux journalistes en les accusant d’attaquer quotidiennement Sarkozy. Et oui ce n’est pas une blague !
La stratégie était fine. Le plan de communication bien rodé. Les erreurs de cette élite vite oubliées.
On s’offusque de ce qu’ils ont fait … mais nous n’avons pas le droit. La majorité trouvera toujours des prétextes pour faire taire ceux qui osent les dénoncer.
Vous osez critiquer Hortefeux ? Cela veut dire que vous soutenez internet, ce « caniveau de la démocratie ».
Vous osez critiquer Mittérand ? Cela veut dire que vous pensez qu’il est pédophile ou que vous êtes d’accord avec le Front National.
Décidément, tous ces ministres n’ont pas l’art de travailler pour ce qu’ils ont promis de faire, mais l’art de défendre, ce qu’ils n’auraient pas dû faire.
D.Perrotin
EDITORIAL
Un homme seul.
Un mandat placé sous le signe de la concentration et de la soumission.
La concentration des pouvoirs, la soumission des institutions et des contre-pouvoirs, voilà le quotidien du paysage politique français.
Monsieur le premier ministre, vous êtes un pantin, vous n’êtes rien, un homme vous marche dessus et vous considère comme son dactylographe personnel.
« Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça se casse », le dicton de Mr Chevènement n’a jamais été aussi exact…
Véritable révélation? Non, tout le monde le sait, s’habitue et ferme sa gueule.
Un homme exécutif, législatif, judiciaire.
Un homme, un seul, qui a fait de la mutation des fonctionnaires récalcitrants sa spécialité.
Un homme qui, gêné par sa taille, est décomplexé dans sa façon de dominer et d‘écraser; « je décide de tout et je l‘assume ».
Un homme qui a les yeux qui brillent et la langue qui pend devant les Grands de ce monde.
Un homme qui, malgré les apparences, est un faible.
Un homme qui a fait de son enrichissement personnel son programme politique et l‘engagement de toute sa vie.
Car oui, dans le monde de cet homme, la fin justifie les moyens.
Un homme qui gave ses amis quand ils lui sont utiles et les poignarde dans le dos lorsqu’ils ne le sont plus.
Un premier ministre et un gouvernement assujettis, dont les moindres faits et gestes sont au service de l’homme.
Un parlement muselé qui n’a pas les moyens constitutionnels de s’insurger contre l’homme.
Un Juge de l’instruction sous la tutelle d’un homme qui pèse de tout son poids institutionnel dans la balance de la justice républicaine.
Les collectivités territoriales diminuées au profit du préfet lui-même soumis à l’homme.
Un environnement médiatique qui n’ose pas contrarier l’homme puisque leur carrière dépend d’un seul, dépend de cet homme.
Un homme seul...
L’ivresse du pouvoir, monsieur, est le mal dont vous souffrez.
Peut-être le réaliserez vous lorsque, sur votre lit de mort, vous écrirez vos mémoires, mais alors il sera trop tard pour les regrets, et vous pleurerez car personne ne sera présent à votre enterrement.
Dans le pouvoir comme dans la mort, vous resterez un homme seul.
Arrivera le jour de la fin de votre mandat… Et vous, l’homme qui tenta de détruire le système démocratique et social français, devrez faire face à une chose : La rancœur de tant de gens qui oublieront peut-être votre nom. Mas qui n’oublieront pas votre misérable gouvernance !
J.B.R.
Droit de réponse
Réponse à l’éditorial sur le PS du 28/09
Le courage, c’est défendre une cause perdue, la défendre jusqu’à ne plus en pouvoir.
Le courage, c’est s’élever contre l’injustice, s’élever jusqu’à ne plus en pouvoir.
Le courage, ce n’est pas se battre pour soi, mais c’est lutter pour l’autre.
Le parti du socialisme ne doit pas se tromper, ne doit pas se noyer dans des querelles intestines, ne doit pas croire que la modernité est médiatique.
Le parti du socialisme doit croire en lui, en ses valeurs, doit retourner aux sources, revisiter la détermination et la passion jaurésienne car c’est par ce chemin qu’il trouvera son salut.
Pourquoi?
Le parti du socialisme doit répondre à cette question et retrouver la flamme qui l’a animé un siècle durant. Pourquoi ce combat? Répondre à cette question, c’est faire une introspection, c’est parvenir à cette quête de sens, c’est trouver le pourquoi.
Alors tout deviendra simple, tout sera limpide.
Ce combat, c’est une lutte pour ceux qui n’ont pas accès aux instances de direction politique ou économique. Ce combat, c’est une lutte contre l’injustice, contre le diktat d’une logique de marché. Ce combat, c’est pour la paix entre les Hommes.
Ce combat ne laisse pas de place pour les ambitieux, seulement pour les courageux.
Le parti socialiste a des idées, des valeurs, une philosophie.
L’idéologie dominante, encouragée par une vague médiatique des plus défavorables, tente de nous démontrer le contraire. Merci pour ce grand service rendu à la droite de l’échiquier politique. En n’interrogeant, en ne donnant de l’importance qu’aux dents longues et aux énergumènes médiatiques du parti, l’image renvoyée, bien que montrant une facette indéniable, ne propose qu’un miroir brisé de la réalité.
Ce parti, c’est aussi des débats d’idées, des rendez-vous affichant le NPA, les Verts, le Front de gauche et le courant nommé « un monde d’avance » de Benoit Hamon autours d’une même table du 25 au 27 septembre 2009.
Malheureusement, les médias préfèrent nous rappeler la querelle d’egos du parti plutôt que les tentatives d’élaboration d’un programme commun à toute la gauche.
Seulement, une dynamique de rassemblement, dans l’indifférence la plus totale, vient sceller la promesse d’un combat commun en vue de 2012.
Le parti socialiste est en train de retrouver son âme, le parti revient à ses premiers amours.
Seuls l‘action, les faits, l’engagement et les convictions de femmes et d’hommes, qu’un autre monde est possible, viendront dissiper les malentendus.
JBR
EDITORIAL 28/09/09
Les socialistes:
Critiquer pour ne pas proposer
Il fut un temps où les socialistes critiquaient les communistes pour leur constant désaccord Aujourd'hui, c'est le Parti Socialiste lui même qui use de la politique du « jamais content ».
Les représentants socialistes semblent, en effet, lancés dans une lutte sans pitié contre chacune des idées de Nicolas Sarkozy et de la majorité.
Cette lutte serait intéressante si elle était réfléchie et surtout constructive.
Pourtant, l'absence de propositions du PS plonge le parti dans un gouffre incroyable d'absurdité. Dernier exemple en date: la critique de la privatisation de La Poste.
Les socialistes crient au scandale sans apporter d’éléments (qui existent) pour convaincre les français du bien-fondé de leur critique. Et alors qu'il y a peu de temps, ils offraient GDF à la loi du marché.
Au delà de ce brusque changement idéologique (peut-être véridique, on ne sait jamais), le parti critique tous les propos, toutes les propositions, toutes les idées de la majorité.
Les reproches fusent, les critiques sont acérées...mais les contre-propositions inexistantes.
Encore la semaine dernière, François Hollande, sur BFM TV n'a pas su proposer une solution aux problèmes d'immigration dans le nord de la France alors que les agissements de Besson lui en offraient l'occasion. On a appris que détruire la Jungle était un scandale, que c'était inutile (faible mot quand on sait ce qui s’est passé) mais pas ce que le PS propose pour gérer au mieux cette situation.
Pourquoi constamment critiquer, si au moment où la critique est logique et appréciable, le PS ne propose rien?
En réalité, tout ceci est dû à l'absence de « communauté socialiste ».
Par communauté, j'entends une union, une logique d'ensemble et une hiérarchie précise et respectée des Hommes politiques du parti.
Tout le monde réagit indépendamment.
Chacun donne son avis, sans politique d'ensemble, mais avec pour seul dessein la prise du pouvoir .
Le résultat est clair: quand ce n'est pas Royal qui critique, c'est Aubry. Quand ce n'est pas Aubry, c'est Hamon. Quand ce n'est pas Hamon, c'est Moscovici... La boucle est sans fin.
La notion même de porte parole n'a aucun sens dans ce parti, tant les discours sont multiples, divers et contradictoires.
Cette opposition est devenue une forme de principe tout à fait néfaste.
La population s'habitue aux critiques du PS. Une de plus ou une de moins n'étonne personne. Et au final, plus personne ne les écoute, plus personne ne se sent concerné.
Ce fait est d'autant plus dommageable qu'au-delà de nuire à l'image du PS, elle redore le blason de Nicolas Sarkozy.
Ce dernier n'hésite pas à faire remarquer que les socialistes ne sont jamais contents et surtout, qu'ils critiquent l'application de leurs propres idées (cf. Modification de la constitution du 23 juillet 2008). Au sein même du parti certains ne cachent pas leur déception.
Les médias sont clients des puériles interventions socialistes.
Les éléphants contre les « jeunes lions ». Les femmes contre les hommes. Tout le monde contre Ségolène. Son site qui fait débat au lieu de ses propositions. Bref une mécanique bien huilée.
Ce qui en ressort pour le moment, c'est l'impossibilité pour le PS de présenter un candidat viable pour les présidentielles, mais rien sur la politique actuelle.
En effet, la présidentielle de 2012 n'est plus si loin et si la Gauche veut une victoire, il faut dès maintenant lancer une campagne sur le long terme.
Sauf changement exceptionnel, comment le PS pourra s'unir autour d'une seule personnalité afin de remporter la victoire contre Sarkozy?
Les primaires ouvertes leur semblent être la solution. Arriveront-ils à faire taire leur égo, pour trouver une personne et surtout un projet? Rien n’est moins sûr...
Arthur-Léo.P