1er hebdomadaire du net indépendant
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Dossier 5:L'affaire d'Outreau
Dossier 6: Les sociétés militaires privées
Dossier 8: L'Etat des prisons françaises
va plus loin
Acturevue revient sur la naissance d'un texte et d'une polémique.
Comment cela est-il perçu à l'étranger? Quelles difficultés ce texte va-t-il rencontrer devant la cour européenne?
Nombre de femmes concernées:
Entre 367, selon un article du Monde citant une note du ministère de l'intérieur (30 juillet 2009), et 1900, selon une étude citée par le ministère de l'Intérieur.
EDITORIAL
La chasse aux musulmans est ouverte
En effet, depuis que le NPA a déclaré présenter Ilham Mousaïd, une candidate voilée, aux élections régionales dans le Vaucluse, les critiques et condamnations politiques ne cessent de croître.
Melenchon parle « d’attitude immature et racoleuse » du NPA, Corinne Lepage l’a dénoncé vivement sur France-Info quand d’autres estiment que ce n'est qu' un coup médiatique.
Jusqu’où iront-ils ?
Hier c’était la burqua, avant-hier c’était le voile à l’école et aujourd’hui c’est une représentante politique voilée. Pourtant, il faut distinguer la loi sur le voile intégral et la polémique sur la militante du NPA qui a déclenché l’ire des politiques.
Concernant la loi sur la burqua, il semble absurde de légiférer par une mesure générale et absolue, en matière vestimentaire quand on sait le symbole qu’induit une telle décision. Condamner les femmes qui, par soumission à leur mari, décident ou acceptent de se cacher derrière un grillage est tout à fait normal et logique.
Mais ne pas vouloir comprendre qu’une loi ne serait en rien efficace pour le rétablissement de l’égalité homme femme chez certains, est dangereux.
Les femmes entièrement voilées soumises à la radicalité religieuse de leur mari, seraient obligées de rester chez elles pour ne pas payer d’amende.
Cette loi ne ferait que cacher plus encore le voile, le visage et la situation de ces femmes.
Sans parler de la victoire symbolique que représenterait cette interdiction pour les Salafistes ou autres radicaux en tout genre.
Au lieu de prévenir ces situations marginales, d’enseigner l’égalité (enseignement qui concerne toute la population et pas seulement les musulmans), et de proposer une véritable écoute.
Un acharnement dogmatique de plus.
La décision du NPA suscitant les critiques des différents hommes politique qui mettent en avant les principes de laïcité est l’occasion de parler sous un autre aspect de cette « dangereuse religion musulmane ».
Pourtant la laïcité se définit comme « Le principe de séparation de L’Etat. Etat n’exerçant aucun pouvoir religieux et les Eglises aucun pouvoir politique ».
En quoi une femme voilée qui se présente comme « internationaliste, anticapitaliste et féministe » remet-elle en cause ce principe républicain ?
A-t-on entendu pareille réaction contre les subventions de l’Etat aux écoles privées religieuses ?
Lorsque Christine Boutin a tendu sa bible dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale ?
Ou lorsque Dominique Paille, secrétaire adjoint de l’UMP déclare qu’ "on ne peut tout de même pas traiter les religions nouvelles qui arrivent sur le territoire comme les religions anciennes".
Il y aurait donc une laïcité à deux vitesses :
Celle qui permet au président d'envoyer une note à chaque préfecture obligeant la célébration de la disparition du Pape Jean-Paul II. Mais interdisant qu’une policière municipale porte un voile ou qu’une militante le porte également.
Aujourd’hui la laïcité a pris un nouveau sens.
Ce principe sert constamment à justifier certaines atteintes aux libertés. C’est devenu un dogme, prêché par des convaincus tels que Mélenchon, Raoult, Besson qui voient en ce principe le moyen d’éradiquer la religion de l’espace public. Pourtant, la laïcité ne saurait se détacher du principe de tolérance qui vise à accepter toutes les religions dès lors qu’elles n’ont pas d’influence sur le pouvoir.
Un Etat est bien plus noble s’il reconnaît l’existence des religions et qu’il parvient à les faire cohabiter.
Pourquoi vouloir entamer une nouvelle guerre non pas des religions mais contre les religions ?
Pourquoi, lorsqu’une femme voilée se présente aux élections régionales, nous avons peur? Peur que les principes républicains soient ébranlés. Accepter sa candidature, c’est faire preuve de tolérance et prouver que nos principes existent et se renforcent. C’est exprimer à travers cette jeune femme voilée et féministe, la vertu de la France, celle de pouvoir exercer librement sa religion tout en exprimant librement ses opinions.
Au lieu de cela, ils condamnent et alimentent le débat sur le musulman ou l’étranger.
Ils participent à la fabrication de ces produits médiatico-politiques qui visent à créer un bouc émissaire responsable des maux de notre société.
On ne veut plus de burqua et on tente de faire croire que c’est un phénomène en plein essor. On ne veut plus de drapeau étranger lors des mariages. On veut définir une identité française et condamner ceux qui ne la respecteraient pas.
On veut quoi au juste ? Imiter le passé ?
D.Perrotin
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...
L’interdiction de la burqa vue d'aileurs
07/02/10
Genèse d'un texte contesté , réaction des pays anglo-saxons et des français.
Alors que le président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale a déposé, le 12 janvier dernier une proposition de loi pour interdire le port du voile intégral et que la commission d’enquête parlementaire a rendu son rapport le 26, Acturevue se penche sur les répercussions de ce débat, inédit en Europe, dans les pays anglo-saxons.
Tout d’abord, de quoi parle-t-on ?
La Burqa désigne communément en France le voile intégral, mais en réalité, ce vêtement qui dissimule les yeux derrière un grillage est porté en Afghanistan et au Pakistan. Ce qui est visé, par ce texte de loi, est en fait le niqab qui est un voile intégral laissant uniquement les yeux découverts. C’est ce type de vêtement qui commence à être porté en France. Le hijab, un vêtement qui couvre l’ensemble du corps sauf le visage, n’est pas visé par la proposition de loi.
Pour les commentateurs américains, qui ont pris l’habitude de dénoncer la complaisance européenne face à un Islam de plus en plus virulent, la France intrigue. Depuis l’annonce faite par le président Sarkozy, sur la création d’une commission d’enquête sur le port de la burqa, les commentateurs anglo-saxons n’en finissent pas d’analyser les hésitations de la classe politique française à légiférer ou non. En effet, ce pays abrite la plus grande communauté musulmane d’Europe, entre 5 et 6 millions. D’après les services de l'intérieur, on estime qu’environ 1900 femmes portent le Niqab. Mais comme le fait remarquer Dounia Bouzar, anthropologue français du culte musulman, la plupart des femmes qui portent la burqa en France sont jeunes, 90% d’entre elles ont moins de 40 ans. Les deux tiers sont des ressortissantes françaises, la moitié de ces femmes sont issues de la deuxième ou troisième génération d’immigrés, et près d’un quart sont des converties. Le port de la burqa apparaît donc pour les autorités françaises comme l’effet d’une radicalisation de l’islam vers le salafisme*(1) ou le mouvement tabligh*(2).
La France met un point d’honneur à la séparation entre la foi et l’Etat.
Cela rend les français très soucieux de ne pas laisser la religion investir la sphère publique. Il serait impensable de jouer des champs religieux dans les écoles, ou de faire prêter serment sur la bible lors de l’investiture des responsables politiques. Le Président Sarkozy a exhorté les croyants de toutes religions à « pratiquer leur religion avec une discrétion humble ». La France a durement combattu le clergé autoritaire, cette loi contre la Burqa n’est donc pas une première. En 1994, le gouvernement a commencé à réprimer les symboles religieux, notamment le foulard musulman dans les écoles publiques. Dix ans plus tard, les signes ostentatoires religieux étaient interdits dans les écoles et les bâtiments publics. La loi tend à se durcir avec l’interdiction de la Burqa dans tous les lieux publics.
« Personne, dans les lieux ouverts au public, ou dans les rues, ne doit porter un vêtement, ou un accessoire, dont l’effet est de cacher le visage», a déclaré Jean-François Copé, le président du parti majoritaire à l’Assemblée Nationale lors de la présentation du projet de loi. Le Président Sarkozy a déclaré que « la burqa n’était pas la bienvenue sur le sol français ». D’après Monsieur Copé, 220 députés soutiennent ce projet de loi. Les personnes qui refuseraient de se dévoiler le visage encourront une amende de 750€. Le Premier ministre français François Fillon, ainsi que le président de la commission d’enquête parlementaire issu des rangs communistes, se sont déclarés favorables à une interdiction. La secrétaire d’Etat de confession musulmane, Fadela Amarra a qualifié la burqa de « prison ». L’opposition socialiste reste très divisée sur ce sujet entre les pros et les antis-interdiction. Les verts et la majorité des communistes se sont opposés à la loi.
La communauté musulmane n’est pas en reste. Entendu par la commission d’enquête parlementaire sur le port de la burqa, le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a signalé que « ni la burqa ni le niqab ni aucune forme de couvre chef n’étaient des prescriptions religieuses de l’Islam. ». Les principaux leaders musulmans français sont clairs sur les origines de la burqa, déclarant qu’elle "est une invasion du salafisme".
Malgré tout, le conseil français du culte musulman a émis des craintes sur le risque de stigmatisation de l’islam. Mr Besson, ministre de l’identité nationale, a en effet créé un malaise en lançant une consultation sur « ce que signifie être français » qui a entraîné une vague de commentaires antimusulmans. D’autres personnalités comme Laurent Joffrin, rédacteur du journal Libération s’inquiètent car les femmes qui sont sous la pression de leur mari seraient injustement punies. Le Président Obama, lors de son discours du Caire l’an dernier, a déclaré qu’ « il est important pour les pays occidentaux de ne pas entraver les musulmans dans leur pratique de la religion, en leur dictant par exemple quels types de vêtement la femme musulmane doit porter. »
Mais, la France va être confrontée à des difficultés pour instaurer cette loi.
Tout d’abord, il lui faudra obtenir l’aval de la Cour de Justice des Communautés Européennes. La France pourra également être perçu comme anti-libérale et de non respectueuse de la liberté d’expression.
On notera tout de même qu’en Angleterre, la fuite de Yassim Omar, un des auteurs de l’attentat raté du 21 juillet 2007, caché sous la burqa de sa belle mère avait suscité bien des réactions dans ce pays où la liberté d’expression est érigée en principe absolu. Le quotidien anglais The Sun avait alors titré : « Finissons-en avec le voile ! »
Il faut espérer que le braquage de la poste par deux homme habillés de burquas, ne suscitent pas des commentaires aussi absurdes. La burqua n’étant ici pas la cause du braquage mais un moyen comme un autre de commettre un délit.
Adrien Rozès
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57% des Français
seraient favorables au vote d'une loi interdisant le port de la burqua, et 37% y seraient opposés, selon un sondage Ipsos/ Le Point du 15-16 janvier 2010.
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12 000 salafistes,
vivraient aujourd'hui en France, contre 5000 en 2004, selon le ministère de l'intérieur.
Le texte de loi
Rapport de la commission d’enquête parlementaire sur le port de la burqa
Sur les dix-huit propositions, trois d'entre elles ont été rejetées par une majorité de députés de la mission lors du vote final (les propositions 7, 8 et 15).
1. Adopter une résolution condamnant le port du voile comme contraire aux valeurs de la République
2. Permettre largement des actions de médiation à l'attention des femmes portant le voile intégral et de leur entourage
3. Renforcer la formation civique délivrée dans le cadre du contrat d'accueil et d'intégration
4. Généraliser la formation des agents en contact direct avec les usagers aux règles de laïcité
5. Mettre en oeuvre une proposition visant à prévenir les violences sexistes à l'école et à former les enfants à l'égalité femme-homme et à la mixité, contenue dans le rapport de la mission d'évaluation des politiques de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes
6. Donner tout son rôle à l'Observatoire de la laïcité, créé en 2007
7. Créer une Ecole nationale d'études sur l'islam
8. Engager un travail parlementaire sur l'islamophobie et sur la lutte contre les discriminations à l'encontre des personnes de confession musulmane
9. Engager une réflexion quant aux moyens d'assurer une juste représentation de la diversité spirituelle
10. Donner instruction aux services de l'État de signaler systématiquement au conseil général les situations de mineures portant le voile intégral
11. Prévoir la création d'un délit de violences psychologiques au sein du couple
12. Compléter la loi du 29 juillet 1881 pour y introduire la provocation à l'atteinte à la dignité de la personne
13. Demander à la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) de dresser un état des lieux des éventuelles dérives sectaires qui pourraient avoir lieu dans l'entourage des personnes portant le voile intégral
14. Prendre en compte dans les demandes d'asile la contrainte à porter le voile intégral comme indice d'un contexte plus général de persécution
15. Afin de conforter les agents publics, adopter une disposition interdisant de dissimuler son visage dans les services publics
16. Modifier le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (pour faire du voile intégral un frein à l'obtention de carte de séjour et de résident)
17. Modifier le Code civil (pour faire du voile intégral un obstacle à l'acquisition de la nationalité française)
18. Recueillir l'avis du Conseil d'État en amont de l'éventuel examen d'une proposition de loi interdisant de dissimuler son visage dans l'espace public.
Salah Hamouri
1740 jours
de détention illégale en Isräel
Acturevue revient sur cet enfermement illégal mais silencieux. Et rappelle le sort de quelques autres français toujours incarcérés, pour la plupart sans preuves, ni procès équitable.
Salah Hamouri: en prison et ignoré...
Un franco-palestinien qui ne vaudrait rien…
Tel est ce que l’on pourrait penser à propos de ce franco-palestinien détenu en Israël, à en juger l’absence totale de considération de la part des médias et du gouvernement.
Ce jeune de 24 ans, étudiant en sociologie, est détenu depuis plus de 4 ans dans une geôle israélienne pour des faits q’il n’a pas commis.
Le problème est que le délit d’intention (lorsque l’on ne commet pas d’acte délictuel) n’existe dans aucun pays démocratique.
L’Israël a donc violé toutes les conventions internationales en le jugeant par un tribunal militaire, et ce, sans preuves, ni témoins.
Le jeune homme, qui a dû plaider coupable pour éviter 14 années de prison requises par le procureur, a été condamné à 7 ans d’enfermement pour avoir (peut-être) voulu commettre un crime sur une personnalité israélienne.
Cette affaire ne pourrait être qu’une mauvaise parodie du film « Minority Report », et trouver une belle chute grâce à la diplomatie française. Mais il n’en est rien…
Mobilisation pour tous, sauf pour un…
« Gilat Shalit a été enlevé. Shalit est franco-israélien. C’est à la France qu’on s’en prend ».
Voilà les mots prononcés par Nicolas Sarkozy à propos du jeune Shalit, militaire franco-Israélien de 21 ans capturé, lui, par le Hamas lors de l’une de ses interventions.
Il est surprenant de constater de quelle manière se mobilise le gouvernement pour tenter d’accélérer sa libération, quant à l’inverse, personne ne bouge pour Salah Hamouri.
Cette dissymétrie diplomatique qui ne favorise pas, loin de là, la libération de Hamouri est inexplicable tant elle est grossière.
En effet, d’abord parce que Sarkozy refuse de recevoir la famille Hamouri, alors qu’il accepte de recevoir celle de Gilat Shalit.
Ensuite, parce que même Dominique Voynet (maire vert) refuse de nommer Salah Hamouri, citoyen d’honneur de la ville de Montreuil, alors même qu’une pétition avec plus de 1500 signatures le proposait.
Comment peut-on expliquer un tel silence autour de l’abandon d’un de nos citoyens ? Et une telle énergie déployée pour Shalit ?
Le gouvernement ne s’est pas permis d’abandonner la franco-colombienne Ingrid Betancourt ? La franco-mexicaine Florence Cassez ?
Pourquoi le fait-il, en toute impunité, pour un français-palestinien ?
D.Perrotin
« Je suis en cellule avec 7 autres prisonniers dont certains ont déjà passé plus de 20 ans derrière les barreaux »
Seconde lettre de Salah Hamouri le 20 février 2009.
... Mais pourquoi ?
Le rappel de tous ces français détenus à l’étranger, n‘est pas censé prouver que l’ingérence de notre gouvernement pour tenter de les libérer est mauvaise.
Mais de rappeler que pour certains, la mobilisation est intense, générale et médiatisée. Et pour d’autres, absente, sourde voire, inexistante.
Acturevue s’interroge sur ce traitement inégal.
Mais n’en a pas la réponse.
Nous n’oserions pas imaginer que Sarkozy fait tout cela, c’est à dire rien pour Hamouri, dans le seul but de préserver les relations avec Israël et notamment avec le ministre d’extrême droite Libierman.
Cela fait penser à l’inépuisable conflit Israélo-palestinien, à cette légitimité et cette protection que l’on accorde à Israël.
Pendant que d'autres en payent le prix.
« Je suis président de tous les français, y compris de ceux qui ont fait des erreurs »
Nicolas Sarkozy.
Pourtant Salah Hamouri est français, et n’a pas fait d’erreur (selon les principes juridiques d’une démocratie). Mais peut-être que Sarkozy oubliait de dire que son précepte ne s’appliquait pas aux palestiniens…
Rappel de ces autres français toujours en prison. Certains ne sont pas coupables. Pour d'autres, il n'y a aucune preuve, ou un procès bâclé, incomplet...
Florence Cassez
Condamnée à soixante ans de prison pour « enlèvement », Florence Cassez s’est vue refuser son transfèrement.
Le Mexique n’a pas obtenu « la garantie » qu’elle purge la totalité de sa peine en France. La France se mobilise tout de même. Nicolas Sarkozy avait fait parler d’elle lors de son voyage au Mexique. Et une dizaine de parlementaires ont manifesté le 8 décembre, devant l’ambassade du Mexique pour réclamer son transfèrement en France.
Michaël Blanc
Condamné à vingt ans en Indonésie. Arrêté à l’aéroport de Bali avec 3,8 kg de hachisch dans des bouteilles de plongée, il a d’abord été condamné à la perpétuité puis a vu sa peine réduite à 20 ans. Ses chances de purger sa peine en France sont quasi nulles. Un autre prisonnier, Serge Atlaoui a lui, été condamné à mort en Indonésie, pour avoir travaillé dans une usine fabriquant de l’ecstasy. Il clame désespérément son innocence.
Céline Faye et Sarah Zaknoun
Encore dans l’attente de leur transfèrement. Condamnées à huit ans de prison en République Dominicaine pour trafic de drogue, elles doivent revenir purger leur peine en France avant Noël. Les vacances de Céline et Sarah ont viré au cauchemar.
Le 15 juin 2008, 5 kg de poudre blanche (aucune analyse n'a confirmé le taux de pureté de la drogue) sont trouvés dans leurs affaires. Arrêtées, elles sont jugées en République Dominicaine selon la législation en vigueur dans ce pays. Le procureur général requiert 15 ans de prison contre elles et propose, en parallèle, un marché à la famille et aux avocats. Si elles plaident coupables, leur peine sera revue à la baisse. La sentence est lourde: 8 ans chacune. D'autant plus qu'il n'existe aucune convention d'extradition entre la République Dominicaine et la France.
Clotilde Reiss
Qui n’a pas entendu parler de cette jeune fille accusée d’avoir pris part au mouvement de contestation qui a suivi la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la tête de l’Iran. Elle est encore en attente de son jugement, à l’ambassade française.